<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440</id><updated>2012-02-07T03:24:00.984+01:00</updated><title type='text'>LA SOCIOLOGIE SE DEBAT</title><subtitle type='html'>Comprendre et ne pas juger</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>22</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-3177054882292604322</id><published>2010-05-31T13:10:00.000+02:00</published><updated>2010-05-31T13:11:54.479+02:00</updated><title type='text'>Anonymat et pseudonymat</title><content type='html'>Maître Eolas est un blogueur réputé dont l’influence est réelle sur les débats d’opinions (je le retrouve régulièrement dans les analyses d’opinion que je mène sur la blogosphère française). Il était interviewé ce jeudi 27 mai sur France Info pour réagir à la proposition de loi du Sénateur J-L. Masson qui souhaite que soit levé l’anonymat des blogueurs, donnant ainsi un accès public à leurs coordonnées personnelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argument de Maître Eolas pour s’opposer à cette proposition nous semble particulièrement intéressant : les blogueurs sont des individus qui s’expriment en tant qu’amateurs d’un sujet particulier, ils ne peuvent pas être interpellés autrement qu’en tant que tel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la blogosphère et sur internet en général, on confond souvent l’anonymat qui consiste à ne pas révéler son identité et le pseudonymat qui consiste à créer une identité alternative. Utiliser un pseudonyme pour communiquer c’est garantir au lecteur une certaine impartialité de lecture (on ignore qui écrit vraiment) et une certaine discrétion pour l’auteur (on ne peut pas l’interpeller ad nominem). D’une manière générale, ce type de communication permet un débat sur le fond sans référence aux identités propres des personnes qui s’expriment, autrement dit un débat d’autant plus démocratique que l’on n’attaque ou ne critique pas l’individu mais ses idées. Le pseudonymat n’est pas une innovation ou un nouveau risque d’internet, il existe depuis des centaines d’années dans la littérature et la politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les usages qui sont faits d’internet remettent régulièrement en question nos habitudes de communication, d’information, de consommation. Le monde politique qui n’a pas d’échange suffisamment direct et interactif avec la blogosphère et les internautes se trouve souvent en difficulté pour traiter de comportements qu’il semble mal comprendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question que pose la blogosphère n’est pas « Mais qui est ce Maître Eolas ? », mais plutôt : « Que dit-il ? ». La méthode d’analyse Exvisu se focalise sur les marqueurs sémantiques d’un débat (mots, expressions, tags, photos, vidéos, etc.) et permet de comprendre précisément ce qui se dit, s’échange, se critique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Sur la question des risques que pourrait représenter internet : soyons rassurés, l’identité d’un blogueur est connue de son hébergeur et la justice peut sans problème y avoir accès si le contenu de l’expression du blogueur portait atteinte à la sécurité du pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) Sur la question de l’analyse de la blogosphère, il devient crucial de ne pas confondre l’étude des catégories sociologiques de la population et l’étude des débats d’opinion, des controverses scientifiques, des échanges courants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Internet permet à tout le monde de s’exprimer tout le temps, vers n’importe quel public, sur n’importe quel sujet et cela entraîne chacun de nous à se dédouaner de ce qu’il est dans la vie courante pour exprimer ce qu’il pense personnellement. La ménagère de moins de cinquante ne parle pas et ne pense pas uniquement comme une ménagère de moins de cinquante ans…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-3177054882292604322?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3177054882292604322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3177054882292604322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2010/05/anonymat-et-pseudonymat.html' title='Anonymat et pseudonymat'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-5823160433269474141</id><published>2010-05-05T19:51:00.001+02:00</published><updated>2010-05-05T19:53:21.891+02:00</updated><title type='text'>Luxe : l'objet repriorisant</title><content type='html'>A mesure que les marques de luxe se font de plus en plus accessibles, la notion de luxe se fait de plus en plus floue. Ses critères de définition ont volés en éclat. On ne peut plus résumer le luxe à son prix, à son exclusivité ou à sa dimension esthétique. Mais sa démocratisation ne signifie pas qu’il soit en train de disparaître en se diluant dans une diffusion élargie et intensifiée, car l’une des propriétés méconnues du luxe est qu’il renouvelle son sens dans son appropriation par la clientèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tournant des années 2000, le luxe français qui était notamment défini par la femme parisienne (élégance, goût, raffinement) a dû redéployer son image et son sens au fur et à mesure que la part de ses acheteuses asiatiques dépassaient celle des européennes. Ainsi, le carré Hermès s’est progressivement plus défini par ce qu’il représentait pour une femme tokyoïte ou pékinoise plutôt que par la tradition du luxe qu’il reproduisait pour les françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, le luxe trouve sa pleine expression dans le fait que celui qui y participe par un achat se l’approprie pour en faire un objet de projection et de « repriorisation ». Projection car l’objet représente à la fois ce que la maison de luxe y a insufflé d’imaginaire et de savoir faire, et ce que son possesseur y projette d’imaginaire et d’intimité. « Repriorisation », car l’objet entre dans la vie de son acheteur pour y prendre une place d’autant plus grande qu’elle est matériellement inutile. Un objet repriorisant a le pouvoir de nous faire modifier l’agencement de nos priorités et de nos goûts, parce qu’il est exceptionnel dans notre environnement et dans notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui plus que jamais, le luxe est écartelé entre ses produits et ses objets. D’un côté les produits de luxe diffusent l’image des marques sur leur nom et la qualité de leur confection. De l’autre côté, les objets de luxe ouvrent le marché du luxe sur une consommation beaucoup plus exigeante de l’esprit de la « maison » qui les a pensés et créés. Si bien qu’aujourd’hui un vélo Hermès et un sac Dior ont de moins en moins en commun, si ce n’est le nom. Le premier entre dans une vie en la changeant parce qu’il est porteur d’un imaginaire, le second peuple la planète parce qu’il est porteur d’un image.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-5823160433269474141?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5823160433269474141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5823160433269474141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2010/05/luxe-lobjet-repriorisant.html' title='Luxe : l&apos;objet repriorisant'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-5539214286075358354</id><published>2010-04-26T17:05:00.001+02:00</published><updated>2010-04-26T17:07:33.957+02:00</updated><title type='text'>Incertitudes &amp; Opportunités</title><content type='html'>Ce que les touristes du 21ème siècle redécouvrent, les pionniers du tourisme l’ont expérimenté : rien n’est jamais certain dans un voyage. Un volcan crache ses cendres en Islande et les touristes voient leurs vacances s’envoler en fumées. Un tour operator dépose le bilan et les voyageurs se trouvent pris au piège d’un aéroport. Un virus se répand dans une région inconnue et une partie de la terre devient inaccessible et source de peur. La masse mondiale des touristes découvre des opportunités que leurs parents n’auraient jamais osé rêver, mais elle découvre en même temps que pour pouvoir voyager autour du monde il faut construire ses vacances sur un lit d’incertitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’une des caractéristiques de la consommation actuelle que tout ce qui nous devient plus facilement accessible entraîne une plus grande incertitude quant à l’obtention effective, complète, sereine et sûre du bien ou du produit. Réserver un voyage sur internet est un moyen sans faille de donner à ses rêves ou ses envies un accès direct à la réalité. Mais c’est également faire un pari : « si tout se passe bien, cela aura été aussi simple que quelques clics ». Car l’internaute accède à une offre qui est bâtie sur une série de paramètres jadis vérifiés, maîtrisés et suivis par un professionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consommation et incertitude sont a priori difficilement compatibles, tant la promesse de l’achat doit se révéler satisfaisante pour qu’il se reproduise dans la durée. Cependant les comportements de consommation ont profondément évolué pour intégrer progressivement une plus grande relativité de la satisfaction : d’abord obligatoire pour acheter, puis recherchée pour acheter au mieux, puis attendue pour valider son achat, puis souhaitée pour maximiser le bénéfice de l’achat, puis pondérée au regard d’un grand nombre d’offres et enfin opposée pour l’intégrer dans une chaîne de réflexions. Si bien qu’aujourd’hui, le consommateur est prêt à n’être pas entièrement satisfait par un produit à condition qu’il accède à un maximum d’opportunités. On constate ainsi que l’on peut acheter un billet d’avion sans autorisation de remboursement au mépris du principe de précaution, de même s’adresser à un tour operator qui casse les prix sans vérifier in extenso son sérieux nous permet de pouvoir accéder à des vacances de rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’augmentation des opportunités de voyager et de découvrir de nouveaux lieux, trois questions se posent avec insistance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on garantir au touriste un maximum d’opportunités avec un maximum de sécurité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on faire évoluer le marché du tourisme pour l’adapter à une incertitude plus régulière et difficile à maîtriser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on penser une consommation durable dans un avenir incertain ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-5539214286075358354?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5539214286075358354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5539214286075358354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2010/04/incertitudes-et-opportunites.html' title='Incertitudes &amp; Opportunités'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-1929919098513871338</id><published>2009-11-16T10:35:00.001+01:00</published><updated>2009-11-16T10:35:45.815+01:00</updated><title type='text'>Standard &amp; Secret : des touristes qui deviennent « compétents »</title><content type='html'>Quel est le lien entre le roman « Le tour du monde en 80 jours » et l’A380 ? Que peut-on apprendre d’un siècle d’évolution du tourisme ? Comment les comportements et les offres ont-ils changé ? Pris dans une période de crise, il nous faut être attentif aux nouvelles possibilités que génère la mutation forcée de nos manières de vivre comme de nos manière de produire et de consommer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le « Tour du Monde en 80 jours », Phileas Fogg jonglait entre les moyens de transport pour réaliser son rêve de touriste aventurier. De nos jours, chaque touriste apprend à jongler avec les offres pour réaliser son rêve d’un voyage qui lui ressemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’A380 symbolise l’avènement d’un monde du tourisme où les standards de l’offre entretiennent des liens très fins avec les désirs individuels. Le gigantisme de l’avion et de sa capacité à emporter en une fois plus de personnes vers les quelques aéroports qui peuvent l’accueillir pourrait nous amener à penser que le standard a triomphé et que les touristes s’y plient et en dépendent bon gré mal gré. Mais ce serait négliger l’évolution des comportements de consommation des touristes. Car ceux-ci voient dans l’A380 une opportunité de se faire une expérience supplémentaire ou de bénéficier d’une offre qui leur est partiellement adaptée dans la globalité de leur voyage (transport + hébergement + activités sur place). Là où les opérateurs de transport et de voyage voient une révolution technologique et économique, les touristes voient un bénéfice : faire partie de la cargaison de voyageurs d’un vol dont la destination est techniquement restreinte, est pour eux un moyen de bénéficier d’un nouveau standard qui contribue à personnaliser leur propre voyage (« je prends l’A380 pour me faire une expérience supplémentaire dans mon voyage, je me débrouille pour trouver les billets le moins cher possible et je peux dépenser mon argent sur un hôtel plus agréable ou une activité que je n’aurai pas pu faire avant »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Internet a créé une nouvelle possibilité pour les touristes : celle de pouvoir facilement « de chez soi » jongler avec les offres pour trouver parmi des produits standards celui qui lui convient ou plus précisément la partie de celui-ci qu’il pourrait assembler avec d’autres pour créer le voyage qui lui ressemble. A force d’apprivoiser cette nouvelle manière de consommer les standards « à la carte », les touristes internautes (et les non-internautes par contamination comportementale) en ont progressivement fait ce qui ressemble à une compétence. Le touriste moderne réussit à se créer des voyages qui lui sont très personnels parce qu’il est compétent à manipuler l’offre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un siècle d’évolution du tourisme nous a amené à ce changement radical dans les comportements : la prolifération des standards n’empêche pas le développement chez les gens d’un art secret pour se composer parmi les fragments du standard un produit personnel. Autrement dit, si Phileas Fogg reprenait son pari aujourd’hui, il aurait pour tâche de réaliser son Tour du Monde personnel en jonglant avec les possibilités qui s’offrent à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tour operators et opérateurs de transport ont révolutionné leur capacité à emporter les gens, ils devront à l’avenir révolutionner leur capacité à interagir avec des touristes devenus plus « compétents » et moins fascinés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-1929919098513871338?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/1929919098513871338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/1929919098513871338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2009/11/standard-secret-des-touristes-qui.html' title='Standard &amp; Secret : des touristes qui deviennent « compétents »'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-5632671516649226475</id><published>2009-11-13T10:42:00.000+01:00</published><updated>2009-11-13T10:43:26.296+01:00</updated><title type='text'>Web 2.0 : comprendre un monde toujours plus interconnecté</title><content type='html'>Lorsque les utilisateurs d’internet ont pris le pouvoir sur les sites commerciaux, professionnels et institutionnels, on a parlé de la révolution du Web 2.0 : la masse des textes publiés par des anonymes dépassait celle des contenus officiels. Le web se mettait à fonctionner selon un schéma bottom/up parce qu’un plus grand nombre de personnes avaient plus facilement accès à l’échange et parce que l’opinion ou le point de vue se mettait à y prévaloir sur le savoir académique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les conversations qui se tiennent sur le web ont tendance à s’interconnecter. Les querelles de clochers, débats de société, vigilances locales y sont de plus en plus interdépendantes parce que certains de leurs acteurs « parlent » dans plusieurs conversations et relient – par le jeu des liens informatiques qu’ils créent et des liens sémantiques qu’ils véhiculent – des niveaux de discours, d’idées et d’échange différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire pour utiliser cette base de données immense mais sans classement, sans auteurs clairement identifiés, sans marqueurs précis ? Il est apparu une première génération d’outils d’étude qui mesurent le buzz d’un message, la fréquentation d’un site ou le nombre de blogs qui se concentrent sur un débat. Mais ces outils laissent plusieurs questions en suspens : qui parle ? à qui ? pour dire quoi ? en parlant d’où ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques mois de nouveaux outils d’analyse permettent d’étudier les conversations en y identifiant à la fois les auteurs ou les idées qui sont réellement influents, la géolocalisation d’un débat ou d’un courant d’opinion et l’interconnexion des échanges. Ces outils se basent sur l’exploitation du contenu des messages (i.e. post de blog) autant que sur les liens informatiques qui les relient entre eux. Ils permettent par exemple de savoir comment une controverse, une marque ou un débat sont discutés à travers plusieurs pays, cultures ou populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des applications possibles pourrait être le décryptage des évolutions de mentalités et de discours. Par exemple, on pourrait étudier les mouvements d’opinion à travers le monde arabe ou à travers l’Europe en détectant les idées cheminantes qui font consensus et leurs déclinaisons locales. Il y a là matière à réflexion, car nous commençons à pouvoir écouter les « vrais gens » tels qu’ils s’expriment sans le filtre d’un sondage ou d’un média.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-5632671516649226475?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5632671516649226475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5632671516649226475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2009/11/web-20-comprendre-un-monde-toujours.html' title='Web 2.0 : comprendre un monde toujours plus interconnecté'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-2683287719433192560</id><published>2009-06-07T11:42:00.001+02:00</published><updated>2009-06-07T11:47:23.927+02:00</updated><title type='text'>Blocage des universités ; ce qu’en disent les blogs*</title><content type='html'>Le mouvement de blocage des universités est largement commenté par des centaines de blogs, regroupant tous les points de vue. Plusieurs universités ont même ouvert un blog en marge de leur site institutionnel pour informer leurs étudiants et commenter le blocage jour après jour. Dans cette gigantesque conversation on observe quatre grands thèmes de discussion :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. La mobilisation étudiante : elle perçue comme l’exigence d’un avenir plus sûr et questionnée sur sa politisation (« quelques groupes de gauchistes qui tiennent tous les autres en otage »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les conditions de vie des étudiants : le risque de perdre une année d’études faute de pouvoir passer des sessions d’examen annulées, suscite l’angoisse de devoir financer une nouvelle année d’études (« l’an prochain j’irai à Paris dans des facs qu’on ne bloque pas, mais ça coûtera plus cher »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La valeur des diplômes et formations : elles sont fortement questionnées sur leur capacité à pouvoir effectivement fournir un emploi durable dans un monde de l’entreprise qui devient de plus en plus frileux, la crainte principale est de devoir vivre dans une situation de précarité durable en enchaînant les stages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Le statut des enseignants-chercheurs : ce thème est relativement déconnecté des autres parce qu’il est plus présenté comme un combat frontal de la réforme et moins comme l’expression d’un malaise sociétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intelligence collective qui s’exprime à l’occasion de ce mouvement protéiforme dénonce principalement la double fermeture de l’avenir. D’un côté par la difficulté croissante, dans un contexte de crise, de faire des études pour retarder son entrée sur un marché du travail déjà en berne ou de mener des études supérieures en prenant le risque de ne pas avoir de débouché. De l’autre côté par la démarche d’autonomisation des universités (loi LRU) qui est avant tout perçue comme une politique volontariste d’avant crise, trop libérale et trop incertaine quant à ses effets positifs réels. Enfin, il apparaît en filigrane de cette conversation un constat amer : la classe moyenne se sent enlisée et pour elle, prendre le chemin de l’université c’est entrer dans une vaste zone de précarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;* Etude réalisée selon la méthode Exvisu et grâce au logiciel RéseauLu sur la double requête « fac » + « université » et sur les corpus des 600 post de blogs les plus consultés à la date du 17 mai 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-2683287719433192560?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2683287719433192560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2683287719433192560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2009/06/blocage-des-universites-ce-quen-disent.html' title='Blocage des universités ; ce qu’en disent les blogs*'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-6612872195609126441</id><published>2009-05-11T19:14:00.000+02:00</published><updated>2009-05-11T19:16:24.059+02:00</updated><title type='text'>Al Qaeda versus YouTube : la terreur face au partage</title><content type='html'>Au tournant du millénaire, la nébuleuse terroriste Al Qaeda a surpris le monde entier en investissant le Web avec un énorme succès. Grâce à un excellent marketing de son idéologie, elle a su recruter, informer et motiver ses sympathisants depuis les cybercafés du bout de la planète jusque dans nos proches banlieues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voici que 10 ans plus tard, Al Qaeda ne parvient plus à infiltrer le Web comme avant. En mutant pour devenir le « Web 2.0 », celui-ci s’est fait de plus en plus un lieu de partage, de conversation ouverte et d’interconnexion, adoptant ainsi une forme et un fonctionnement qui semblent incompatibles avec le discours et le marketing fondamentalistes. Le prêche du jihad terroriste ne souffrant pas la discussion et encore moins la socialisation de ses adeptes, il est mis en échec par la mondialisation des réseaux d’internautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, A. Al Zawahiri – équivalent d’un directeur marketing et communication de l’entreprise terroriste d’O. Ben Laden – multiplie mises en garde et interdictions pour que son public internaute ne cède pas à la tentation du partage tous azimuts de ses opinions, ambitions, objectifs et contacts. Et lorsqu’en décembre dernier il s’est essayé à son tour à la discussion en ligne, l’exercice a tourné court : ses réponses aux questions des internautes n’ayant été publiées qu’en… avril (même les impératifs de sa sécurité ne suffisant à expliquer ce délai). Enfin sur le site de partage YouTube, dans la liste des vidéos les plus consultées à partir de la requête Al Qaeda on trouve une vidéo satirique qui moque l’entreprise terroriste, loin devant les vidéos « officielles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces déboires éclairent le paradoxe qui jusque-là nous étonnait. Al Qaeda est un groupe terroriste aux idées archaïques, dont la propagande s’est révélée particulièrement adaptée à un nouveau média comme internet parce qu’elle utilisait à peu près le même moyen de propagande que les entreprises commerçantes : créer un message simple, facilement mondialisable et bombarder les individus ciblés de différentes versions du même concept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le modèle du Web 1.0 où un acteur clairement identifié pouvait plus facilement toucher des dizaines de millions d’individus isolés, il « suffisait » pour Al Qaeda de s’adapter aux règles de communication unilatérale classiques. Mais le modèle du Web 2.0 est radicalement différent puisqu’il repose sur l’interaction permanente, pas seulement des individus avec les grands acteurs, mais encore et surtout des individus entre eux. Dans ce contexte internet a pour effet de fédérer l’immense majorité silencieuse qui devient bavarde. Et pour l’instant, ce mouvement dément les théories pessimistes d’abrutissement des masses en créant des vagues d’intelligence collective, qui n’adoptent pas (voire rejettent) la vision fondamentaliste du monde que véhiculent les sites sympathisants du jihad terroriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce phénomène est réjouissant, mais il ne doit pas nous empêcher de rester vigilant. Dans une précédente alerte, nous avions remarqué que le Web 2.0 pouvait créer un engagement citoyen ponctuel plus que durable et impulsif plus que raisonné. Qu’en sera-t-il le jour où Al Qaeda s’adaptera de nouveau, risquant ainsi de générer des participations ponctuelles au terrorisme ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-6612872195609126441?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/6612872195609126441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/6612872195609126441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2009/05/al-qaeda-versus-youtube-la-terreur-face.html' title='Al Qaeda versus YouTube : la terreur face au partage'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-6017298037194592358</id><published>2009-04-13T23:35:00.002+02:00</published><updated>2009-04-14T18:39:34.414+02:00</updated><title type='text'>Facebook : vieilles idées pour nouveaux comportements</title><content type='html'>En février dernier, un vent de révolte a soufflé sur le réseau Facebook. 130 000 de ses membres ont rejeté le texte de modification des conditions d’utilisation qui était passé presque inaperçu depuis le début de l’année. En voici le contenu : "Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l'autorisation d'accorder une sous-licence) d'utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n'importe quel contenu déposé sur le site."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà du procès en bigbrotherisation intenté au fondateur du site Marc Zuckerberg par plusieurs groupes de membres et de nombreux médias ; il y a dans cet événement une rencontre entre vieilles idées et nouveaux comportements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;D’un côté, l’entreprise Facebook est l’objet d’un fantasme de marketing&lt;/span&gt; : ses 175 millions de membres ont tous renseignés, lors de leur inscription, un questionnaire particulièrement précis sur leur identité (y compris leur préférence sexuelle et leurs opinions politiques et religieuses) et habitudes de vie. Les bases de données du site sont donc virtuellement le plus grand et le plus actif des fichiers de prospection commerciale et de Customer Relationship Management. Cette caractéristique explique que les financiers soient prêts à valoriser l’entreprise pour des sommes qui dépassent l’entendement. Mais cette vision commerciale rencontre un grand obstacle : les membres de Facebook rejettent ce mode de fonctionnement, les nombreuses tentatives avortées d’intégration de contenus publicitaires ciblés et de campagnes de marketing en attestent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;D’un autre côté, la révolte de 130 000 utilisateurs a donné l’idée à certains d’importer sur la toile un nouveau syndicalisme.&lt;/span&gt; Cela s’est traduit par la création de groupes de lobbying regroupant plusieurs milliers de membres et plusieurs tentatives d’élection d’un « président facebook » pour défendre les intérêts des utilisateurs. De nouveau, le fantasme se cogne contre la réalité des comportements. Certes il existe sur le web 2.0 des mobilisations spectaculaires, mais celles-ci sont avant tout ponctuelles et constituent plus souvent une réaction épidermique qu’un engagement citoyen. L’attachement à une cause y semble plus lié au besoin de partager qu’à celui de s’engager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Ces deux conflits entre fantasmes et la réalité des comportements nous invitent à poser une question simple : le site facebook est-il à la hauteur du mouvement qu’il a créé ?&lt;/span&gt; A l’origine, le site a été conçu pour favoriser l’échange entre les étudiants &lt;span style="color:#000000;"&gt;d’un grand campus&lt;/span&gt;, c’est-à-dire à relier plus étroitement les membres d’une population relativement homogène. Aujourd’hui la population des utilisateurs comme leurs usages est de plus en plus hétérogène et ses usages également. A tel point qu’ils ont fait muter le concept : on y échange régulièrement le récit parcellaire de ses vies (photos publique et/ou privée, prises de position et confidences), on y étend progressivement son réseau de connaissances (proches IRL confirmés sur le web et proches virtuels attachés par un échange régulier), on y construit une chambre d’écho aux actes, intentions, émotions de sa vie hors écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Les usages des utilisateurs facebook, à l’instar de ce qui se vit sur le web 2.0, sont de type bottom-up&lt;/span&gt; (foisonnement à la base et accompagnement du changement au sommet). Les méthodes et outils commerciaux, comme la plupart des structures syndicales restent de type top-down (décision en haut ou au centre et application en bas). Il n’est pas aujourd’hui certain que le créateur de facebook et son équipe aient les moyens pour réaliser le saut paradigmatique qui pourrait les aider à surmonter cette équation : &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;les vieilles idées ont toujours mal encadré les nouveaux comportements et la réalité de nos usages va désormais plus vite que nous structures mentales.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-6017298037194592358?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/6017298037194592358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/6017298037194592358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2009/04/facebook-vieilles-idees-pour-nouveaux.html' title='Facebook : vieilles idées pour nouveaux comportements'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-4911180729998089475</id><published>2008-07-15T07:27:00.000+02:00</published><updated>2008-07-15T07:28:18.170+02:00</updated><title type='text'>Gouvernance du secret</title><content type='html'>Tsahal, l’armée israélienne, doit faire face à une sérieuse brèche dans son système de sécurité : près d’une centaine de clichés de ses sites et équipements militaires secrets sont largement diffusés sur internet et accessibles à n’importe quel ennemi. Et cette situation inacceptable pour la sécurité de l’Etat hébreu n’est pas due à l’œuvre d’un hacker génial ou de services secrets en mission commandée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cause : le site communautaire facebook.com sur lequel certains jeunes appelés mettent en ligne des photos « personnelles ». A l’arrière plan de ces clichés on peut observer à loisir le détail des équipements de combat et des infrastructures militaires. Enfin quelques soldats d’élite indiquent leurs coordonnées postales, dévoilant ainsi l’emplacement des unités secrètes auxquelles ils appartiennent. Si il ne s’agissait pas d’une grave inconscience, cette insouciance ferait sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit entre clichés « personnels » représentant la vie privée du soldat et « documents classés confidentiels » lorsque l’arrière plan de la scène de vie peut se révéler être un secret est évident. Mais il est également inédit par l’ampleur et la complexité de la brèche qu’il crée dans un système sécuritaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est extrêmement difficile de contrôler ce type de dérives : qui sait exactement ce qui est confidentiel et ce qui ne l’est pas ? Comment priver de liberté des soldats qui ne sont pas tous des professionnels et donc ne sont pas tous habitués à la pratique du secret absolu ? Comment contenir un secret lorsque chaque maillon potentiellement dangereux est équipé des moyens de faire des dégâts ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de situation est amené à se répéter et à se diffuser, simplement parce que la masse des utilisateurs d’internet et celle des contenus échangés croissent de manière exponentielle. Mais aussi et surtout parce que l’idée de secret et le concept d’inaccessibilité du secret ne sont plus adaptés à la réalité d’un monde où l’information circule de manière fractale (c’est-à-dire selon des trajectoires marquées par de brusques changements de niveau d’information, de réseaux d’échange, de nature de discours et d’interlocuteurs) et non plus selon des schémas linéraires (pyramidaux, continus, circulaires, contigus, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gouvernance du secret avait jadis des principes plutôt simples et clairs à appliquer : un groupe, une chaîne ou une communauté d’individus partageaient son contenu et en assuraient la rétention. Les moyens de colmater une brèche dans la conservation du secret consistaient dans son identification précise et sa correction temporaire voire définitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pensée du secret n’apparaît globalement plus adaptée depuis que l’individu a directement à sa disposition les moyens de détenir des fragments d’information et de les véhiculer. Il suffit alors, dans le principe, de se positionner correctement dans les réseaux formels et informels pour reconstituer des informations précises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gouvernance du secret est infiltrée par le gouvernement de soi. C’est-à-dire que les règles de diffusion et de protection des données sensibles sont soumises à la logique égocentrée de l’individu par lequel elles transitent (même en fragments). En d’autres termes, alors que les soldats qui participaient du secret reproduisaient dans leur propre comportement les principes de la gouvernance du secret (ne pas sortir du cercle des initiés et ne parler que selon les codes du secret), ces jeunes appelés fonctionnent selon une logique non pas différente mais opposée (dire le plus possible de moi au plus de monde possible).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette analyse de la mise en question du secret militaire est probablement à rapprocher de la manière dont les jeunes internautes perçoivent leurs propres secrets qu’ils semblent (mais cela n’est probablement qu’une apparence) dévoiler entièrement en tchat, posts et webcam conference. Nous pourrons l’aborder dans un prochain post.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ref : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/14/facebook-pourrait-menacer-la-securite-d-israel_1034199_651865.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/14/facebook-pourrait-menacer-la-securite-d-israel_1034199_651865.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-4911180729998089475?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4911180729998089475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4911180729998089475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/07/gouvernance-du-secret.html' title='Gouvernance du secret'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-8370742850817341636</id><published>2008-07-14T15:18:00.000+02:00</published><updated>2008-07-14T15:19:15.714+02:00</updated><title type='text'>Les noms de la Cité (Invention identitaire 1)</title><content type='html'>Qui sont les mains discrètes et les silhouettes furtives dont dépend l’éclairage public de nos villes ? Depuis que les lampistes ne hantent plus les crépuscules et les aubes citadines, on peut se poser la question de l’identité des hommes et des femmes qui opèrent l’illumination et l’extinction quotidienne. S’agit-il d’un service municipal au nom acronymique et obscur, d’une corporation méconnue, d’une entreprise locale ou multinationale ? Et pourquoi traiter d’un sujet apparemment si banal qui relève de l’évidence (on éclaire les rues la nuit pour plus de sécurité) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de sa fonction première de sécurisation des rues, l’éclairage public est déterminé par un enjeu grandissant : rendre la ville accessible en permanence au plus grand nombre. La mission d’éclairage est à entendre dans son sens élargi : illuminer, rendre lisible, faciliter l’autonomie des déplacements, baliser les trajets urbains. Elle répond à la tendance globale des comportements urbains qui nécessitent une maximisation du temps. Comment faire plus de choses, être connecté à plus de personnes, d’idées et de sensations, comment mieux naviguer dans son agenda et dans sa vie au cours de la journée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques semaines, sur les housses qui protègent les appareils de signalisation en cours de maintenance et sur le flanc de voitures de service on peut lire une signature jusque-là inconnue du grand public : Citelum. Un coup de Google plus tard, on apprend que l’entreprise qui signe est une émanation d’EDF « qui souhaitait renforcer sa présence dans le domaine de l’éclairage public et de la signalisation tricolore [et a créé] ce groupe en 1993 ». Aujourd’hui celle-ci est une filiale de Veolia Environnement. L’entreprise est connue pour multiplier les communications sur son engagement dans/pour la cité, et cette apposition ponctuelle de logos sur les équipements des espaces publics signifie littéralement que Veolia signe notre quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tendance à « signer le quotidien » est caractérisée à la fois par le besoin des entreprises de sortir de l’anonymat pour être (re)connues et par la capacité des urbains à décrypter plus d’informations que par le passé. Ce type logo qui est à la fois récurrence visuelle et une signature signifiante n’occupe pas une place centrale dans notre perception des scènes quotidiennes ; elle est périphérique (un détail dans le champ visuel). Il s’agit d’un affleurement de sens et non d’une information primordiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type d’insert visuel pourrait être résumé par l’idée d’ « invention identitaire ». Inventer signifie faire une synthèse des possibles pour créer un élément qui n’avait jamais été concrétisé sous une forme connue (inventer la voiture, inventer le vote, inventer les vacances, etc.). Dans un sens moins usité, le mot signifie également révéler, découvrir, amener au jour (inventer un trésor, inventer un sens).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le logo Citelum est une « invention identitaire » dans le sens où il révèle au grand jour une identité discrète « ont tout le monde imagine bien qu’elle recouvre des professionnels de la Ville ». Pour approfondir l’analyse on pourrait dire qu’en se déplaçant dans la cité, nous sommes de plus en plus exposés à trois types de signatures : les macro-identités (culturelles, sociales, communautaires), les méso-identités (marques, public utilities, médias, etc.) et les micro-identités (individus qui customisent leurs voitures, habits, objets, maisons, etc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question se pose : qu’y a-t-il au bout de l’invention identitaire ? Une balkanisation de l’espace urbain (chacun revendique sa part dans la Cité) ou une densification de l’identité commune (chacun prend une part plus active à l’ensemble) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS&lt;br /&gt;Certes, il faut intégrer à cette réflexion les tags, graffitis et autres fresques urbaines dont le sens a considérablement évolué en trente ans. Ce sera l’objet d’un futur post.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-8370742850817341636?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/8370742850817341636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/8370742850817341636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/07/les-noms-de-la-cit-invention.html' title='Les noms de la Cité (Invention identitaire 1)'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-2695875493680791576</id><published>2008-04-06T21:46:00.000+02:00</published><updated>2008-04-06T21:47:31.082+02:00</updated><title type='text'>Développement durable : déconstruire plutôt que démolir</title><content type='html'>L’application du développement durable est souvent perçue comme négative : « éviter de polluer », « ne pas gaspiller », « empêcher de nuire ». Il manque une rhétorique positive sur le sujet : « maximiser le bien être », « améliorer la rentabilité énergétique », « simplifier le fonctionnement économique », « optimiser le coût social du changement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce titre, lors d’une conférence tenue lors du récent Salon mondial du tourisme (Le Monde A Paris) l’expert Philippe François démontrait que les pratiques du développement durable contribuent à une refonte du système de pensée des pratiques professionnelles, du coût des actes, de la chaîne de valeur. Par exemple, les mobile home peuvent aujourd’hui être pensés et construits de manière à ce qu’ils soient facilement déconstructibles en fin de vie et non pas forcément voués à être démolis et transformés en déchets polluants. En résumé, penser et planifier la déconstruction des biens est le remède au fait que les biens que nous consommons au quotidien ont des durée de vie bien moindre et s’entassent lorsqu’ils ne servent plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abandon de la culture du développement triomphant dépend de l’adoption de ce type de pratiques qui ont deux avantages : elles sont génératrices d’économie et garantissent la durée des métiers (construire puis déconstruire pour reconstruire). Sur ce deuxième point il y a tout un chantier inexploré : comment développer des métiers qui durent en suivant les biens de leur création jusqu’à leur récupération ou rénovation ? Des emplois à utilité illimitée en quelque sorte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-2695875493680791576?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2695875493680791576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2695875493680791576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/04/dveloppement-durable-dconstruire-plutt.html' title='Développement durable : déconstruire plutôt que démolir'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-4031523541997347942</id><published>2008-04-03T23:13:00.000+02:00</published><updated>2008-04-03T23:14:30.489+02:00</updated><title type='text'>Leasing : dissolution de la propriété durable?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le concept de leasing (crédit-bail) est en train de se propager sous de nouvelles formes à de nouveaux secteurs de consommation. Des appartements de vacances et des voitures, il passe aux skis, vélos de ville, ordinateurs, etc. Le succès de ce mode d’achat est lié au fait qu’il brouille la limite entre la propriété et la location. Ce qui importe semble moins être la possession de quelque chose en propre que la possession partielle plusieurs. En un mot, l’accès privilégié aux biens primerait sur la propriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette recherche d’accès privilégié aux biens se caractérise par le fait qu’il doit être multiple et permanent. Pour faire image, on pourrait dire que dans quelques années un parisien devra être bardé de leasing et d’accès aux biens virtuellement réunis sur un passe (cf. Navigo) pour jouir pleinement de la Ville. Le vélo à portée de carte (Vélib’), la voiture aussi (Okigo de Vinci), le parapluie à portée de main (Vinci), les vêtements de sport dans un casier quelque part en ville, les services à la personne disponibles aux kiosques à journaux (programmer une auxiliaire de vie pour ses parents âgés à 17h afin de les aider à préparer leur départ en week-end avec la famille), etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux questions se posent sur le cheminement de cette dissolution de la propriété durable au bénéfice de l’accès permanent et partiel aux biens : a) qui seront les champions de ce modèle de consommation ?, b) comment le consommateur va-t-il réviser sa conception du choix dans ce contexte ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-4031523541997347942?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4031523541997347942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4031523541997347942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/04/leasing-dissolution-de-la-proprit.html' title='Leasing : dissolution de la propriété durable?'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-5787831037493057214</id><published>2008-03-31T17:52:00.001+02:00</published><updated>2008-03-31T17:52:55.008+02:00</updated><title type='text'>Nettoyage citoyen</title><content type='html'>&lt;p&gt;Début mars, un reportage sur M6 montrait une équipe d’agents de nettoyage d’un nouveau type. Cette « brigade verte » composée de chômeurs de la cité de Hautmont (Nord-Pas-de-Calais) a été réunie sur l’initiative d’un habitant de la cité Salim Saïfi. Cela afin d’organiser le nettoyage de cette cité si dure et décrépite qu’elle est surnommée « la petite Tchétchénie ». Le but de ces nettoyeurs en contrat aidé peut se résumer ainsi : « Un meilleur cadre de vie, ça ne donne pas de boulot, certes, mais au moins un peu d’espoir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette initiative montre que le nettoyage peut être un médiateur de relation, comme la cuisine dans les « réunions gâteaux » qu’organisaient déjà les mères de familles de la banlieue parisienne il y a dix ans de cela. A travers cette activité physique et symbolique, les nettoyeurs issus de la cité mettent en œuvre une vraie expertise sociale, dont ils sont conscients : « La haie bien taillée, c’est pour mieux vivre », « Le petit élagage, c’est un sacré désamorceur de conflits ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les brigades vertes ont été repérées par le Ministère de l’Ecologie et pourraient être généralisées sur le territoire. C’est une bonne chose. Mais la diffusion de cette initiative précise ne doit pas se faire en occultant le fait qu’elle est un signal faible d’une tendance de fond. Il existe beaucoup de domaines d’initiatives qui se révèlent sociogènes (créatrices ou réparatrices d’un réseau social) : la cuisine, la connaissance, l’architecture, l’entreprise en sont quelques exemples. A quand une brigade de constructeurs qui architecture la rénovation des cités ? L’important dans ces évolutions semble être que le changement est pensé, vécu et réalisé de l’intérieur des quartiers sensibles.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-5787831037493057214?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5787831037493057214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/5787831037493057214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/03/nettoyage-citoyen.html' title='Nettoyage citoyen'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-4033276226921773093</id><published>2008-03-25T13:14:00.000+01:00</published><updated>2008-03-25T13:15:59.585+01:00</updated><title type='text'>Mécénat sur le Net?</title><content type='html'>Télécharger de la musique ou des films sur Internet sans autorisation est illégal. Les opposants à ce type de pratiques considèrent que cet acte est également immoral dans le sens où il porte préjudice aux créateurs et par là à la création. Cependant, il n’est pas inutile d’observer l’évolution, certes encore marginale, du comportement de ces internautes qui téléchargent illégalement. Pour certains d’entre eux, il s’établit une sorte de code : les blockbusters sont piratés sans vergogne (« de toute façon ils gagnent trop d’argent »), les raretés sont piratées avec respect (« de toute façon, on ne peut plus trouver ce titre ou ce film ailleurs que sur le Net ») et les auteurs peu connus, confidentiels ou prometteurs sont en quelque sorte promus par le téléchargement. Par « promus » on peut entendre deux pratiques différentes. La première consiste à parler intensivement autour de soi (sur les forums ou de bouche à oreille) de cet artiste que l’on a découvert. La seconde consiste à aller acheter légalement l’album préalablement piraté. De cette manière l’internaute estime faire en quelque sorte acte de mécénat pour l’artiste qu’il apprécie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’évidence cette pratique est fortement teintée d’un manichéisme peu viable à grande échelle, mais déjà certains sites coréens de vente de musique en ligne tireraient parti de cette tendance au micro-mécénat ciblé. Au-delà du téléchargement de musiques et de films, il peut se poser plus globalement la question du rapport entre Internet et les actes de dons ou de micro-mécénat par des individus qui si ils n’ont pas beaucoup de moyens ont des convictions de plus en plus fortes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-4033276226921773093?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4033276226921773093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/4033276226921773093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/03/mcnat-sur-le-net.html' title='Mécénat sur le Net?'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-3977769094468661603</id><published>2008-02-18T13:25:00.000+01:00</published><updated>2008-02-18T13:26:50.333+01:00</updated><title type='text'>IPhone : effleurer pour faire affleurer</title><content type='html'>Le succès mondial de l’IPhone passionne, fascine, ne questionne pas tant que ça. En fait, il paraît naturel et c’est peut-être ce qui fait crier au génie. Du génie, Steve Jobs en a sûrement, lui qui a inspiré tout ce qu’Apple a fait. Plus précisément, cet homme a le génie de rendre beau ce qui est inutile, de rendre la technologie acceptable parce qu’elle se trame avec le plaisir, enfin de rendre indispensable l’esthétisation de nos communications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait écrire une histoire de l’Iphone qui commencerait par un cours de calligraphie que Steve Jobs suivait à l’université. Ayant un intérêt modéré pour les divers enseignements dont il bénéficiait, le jeune homme fit une rencontre décisive avec un professeur de calligraphie qui sut lui transmettre l’exigence et la beauté de son art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, construisant son premier ordinateur et premier logiciel d’exploitation, Steve Jobs eut l’idée de proposer plusieurs « polices de caractère » (différentes apparences graphiques des lettres caractères). Avec le recul, il estima que cette particularité avait été une des clefs de son succès, parce qu’elle différenciait son produit et plus encore parce qu’elle permettait d’esthétiser l’usage de l’outil et par-là même de connecter technologie et à terme créativité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi l’IPhone d’aujourd’hui est le digne héritier de cette première intuition ? L’observation de l’objet en fonctionnement fait apparaître deux éléments singuliers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, l’excellence technologique de l’appareil et du logiciel se mêlent à une micro-sensation physique (effleurer l’écran au lien de l’impacter ou de taper les touches d’un clavier) et une condensation mentale des informations (d’un geste une connexion est établie, une base de données est consultée, agencée, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, l’effleurement expert de l’écran d’un IPhone qui distingue le « branché » du « néophyte » permet un affleurement constant des informations et possibilités de connexions du détenteur. D’un doigt, on fait affleurer le monde à portée de main, d’œil et d’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point commun entre ces deux éléments c’est l’intention ou l’intentionnalité qui est de plus en plus faible : il n’y a pas besoin de réfléchir pour s’informer ou se connecter à quelqu’un, il n’y pas besoin de se mobiliser pour forwarder (faire suivre) le texte d’une pétition à sa mailing list.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effleurer pour faire affleurer est un nouveau geste-comportement-réflexe* qui signifie à lui seul la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Concept sociologique que j’expliciterai dans un prochain post : il s’agit d’un geste qui implique un comportement précis lorsqu’il est réalisé et qui se pratique par réflexe plutôt que par mûre réflexion (par exemple : donner un coup de volant au dernier moment pour ne pas prendre une place handicapée, ce qui signifie aux yeux du badaud que vous vous comportez en citoyen pressé mais respectueux).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-3977769094468661603?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3977769094468661603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3977769094468661603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/02/iphone-effleurer-pour-faire-affleurer.html' title='IPhone : effleurer pour faire affleurer'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-7722774900877745429</id><published>2008-02-18T12:56:00.002+01:00</published><updated>2008-02-18T12:59:35.383+01:00</updated><title type='text'>La certification au temps d’Internet</title><content type='html'>Un nombre grandissant de blogs apposent sur leur page web une bannière « Certifié influent ». Avec cette nouvelle pratique, une question se pose: qu’est-ce que la certification, qu’est-ce que l’influence et qu’est-ce que la certification d’influence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intégration d’Internet par une part sans cesse grandissante de l’humanité, implique dans les faits une conversion progressive aux réflexes de classification informatique. Par exemple, l’occurrence d’une information challenge peu à peu sa solidité sur le plan de la vérité : devient vrai ce qui est le plus usité, le plus diffusé, le plus partagé. Le moteur de recherche Google a instauré ce fonctionnement en règle de vie des contenus sur la Toile, poussant le schéma jusqu’à vendre des mots pour rendre « hiérarchiquement vrai ou visible » une information, un commerçant, une opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fonctionnement semble démontrer que la certification de l’information est mise à mal. Mais on pourra toujours arguer du fait que l’information que distillent les blogs est, de notoriété publique, subjective. En ce sens, la certification d’influence relèverait d’un jeu ou tout au plus d’un jeu sur les codes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence est cependant sujet de questionnement, tant certains de ces blogs touchent une part importante du flux quotidien des internautes. On en parle alors en termes d’audience ou de cible. Les annonceurs ne s’y trompent pas en invitant les blogueurs à leurs avant-premières, en en faisant des interlocuteurs privilégiés de « marketing viral ». Qui influence qui ? L’annonceur le blogueur, le blogueur l’annonceur, l’internaute le blogueur, le blogueur tout le monde, l’annonceur tout le monde ? Est-ce encore une question d’influence, ou cela devient-il un enjeu de vérité (ce qui est perçu vrai contre ce qui est reconnu plus vrai) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît de plus en plus que tous ces acteurs sont interdépendants. L’influence devient un code que l’on met en avant pour établir une complicité, un cadre positif à l’émission et la réception d’un message quel qu’il soit. En ce sens la certification d’influence est un hybride moderne, à la fois :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu sur les codes&lt;br /&gt;(rejet de l’autorité impartiale qui est habilité à attester un fait et mis en abîme de l’influence réelle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu sur le sens&lt;br /&gt;(les conditions d’écoute du message prédominant le message lui-même)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu sur le jeu&lt;br /&gt;(le message prend toujours une apparence ludique pour « passer »)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, voici la définition que donnent des certificateurs d’influence ; le site &lt;a href="http://www.influenceurs.net/"&gt;http://www.influenceurs.net/&lt;/a&gt; se définit comme « une régie de recommandations collaborative et participative [pour] les personnes souhaitant faire la promotion de quelque chose ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de dire si ce glissement du sens de certification vers celui de notation est profondément dommageable ou simplement évolutif. Cependant, il conviendra de pouvoir rapidement répondre à une double interrogation : Qui maîtrise ce glissement ? Quelle maîtrise est souhaitable dans l’attestation de la vérité ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-7722774900877745429?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/7722774900877745429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/7722774900877745429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/02/la-certification-au-temps-dinternet.html' title='La certification au temps d’Internet'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-2630456250602385764</id><published>2008-02-05T00:09:00.000+01:00</published><updated>2008-02-05T00:10:54.366+01:00</updated><title type='text'>A la France et au Monde</title><content type='html'>A lire ces jours-ci, l’ouvrage du Ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine intitulé Continuer l’Histoire est une bouffée d’intelligence, de vision éclairée et de force de conviction à savourer en ces années de « malaise dans la mondialisation ». L’auteur adresse à la France et au Monde un discours plus réaliste qu’optimiste sur l’idée de « communauté mondiale » qui est restée un fantasme occidental simplement parce qu’elle n’a pas encore été adaptée à la réalité. Et pour cause…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mondialisation va plus vite que nos structures mentales. Le tournant du millénaire avait réveillé le fantasme occidental de voir « La fin de l’Histoire ». Depuis, les échecs des Etats et des organisations multilatérales à répondre aux enjeux de l’économie et de la politique mondialisées ainsi que le développement des menaces terroristes et climatiques ont démontré, si besoin était, l’incongruité de cette idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert Védrine sait parler avec clarté des réalités complexes avec lesquelles nous devons tous apprendre à composer. L’universalisme ? C’est une vertigineuse ambition occidentale mais qui manque précisément d’universalité pour être vraiment utile. Le multilatéralisme panacée de la mondialisation ? Encore faut-il qu’il soit adapté au principe de dérégulation qui la fonde et qu’il sache s’appuyer sur des Etats suffisamment forts pour en être les acteurs efficaces et non les victimes consentantes. L’Europe ? Ni en panne, ni perdue, l’idée européenne ne s’est pas encore muée en projet de puissance mondiale ; au-delà des rêves de soft-power il est urgent de réunir autour d’une identité réaliste et ambitieuse plutôt que rêvée et bureaucratique. La France ? Nous devons cesser de vivre la mondialisation avec gêne, de considérer notre avenir avec pessimisme et de ressasser obsessionnellement notre passé ; car une fois nos démons vaincus, il nous faudra préparer l’avènement d’une politique étrangère qui nous permette de défendre nos intérêts et de prendre une place définitivement crédible dans le concert des Nations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, conclut-il : « L’Occident doit reconnaître qu’il n’a plus le monopole de l’Histoire », alors que nous entrons dans une période « de tensions sans précédent, de négociations et de compromis », il est plus que temps de s’activer à la construction d’une communauté mondiale qui manque cruellement. Il existe aujourd’hui bien plus de points de convergences entre les six milliards d’être humains qu’il n’en existait il y a même cinquante ans. C’est une immense opportunité que nous devons apprivoiser avant de l’assumer. L’avenir de la France ne doit plus être considéré comme au-dessus de ses moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuer l’Histoire de Hubert Védrine, Editions Fayard, 150 p. – Paris 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-2630456250602385764?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2630456250602385764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/2630456250602385764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/02/la-france-et-au-monde.html' title='A la France et au Monde'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-3490481399019760126</id><published>2008-02-01T02:44:00.000+01:00</published><updated>2008-02-01T02:46:28.229+01:00</updated><title type='text'>Lycéens face au monde</title><content type='html'>Depuis le 17 janvier 2008, les élèves de terminale algériens descendent dans la rue pour manifester. Le mouvement a gagné l’ensemble du pays en 10 jours. Le Ministre de l’Education qui était prêt à négocier est en train de perdre le contrôle de la situation. Mais pour quoi manifestent ces lycéens algériens ? Contre une surcharge de l’emploi du temps et du nombre de matières décrétée à quelques mois du baccalauréat 2008 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ cet événement peut paraître évident et presque anecdotique: des jeunes qui ne veulent pas travailler plus, se révoltent contre des mesures qui leur semblent injustes et contre les adultes, profs et ministres qui ne les comprennent pas… Et puis on est étonné par l’ampleur du phénomène : le mouvement s’étend rapidement, le rejet de la réforme inquiète les adultes et pousse le Ministre de l’Education qui prenait d’abord la chose avec philosophie à durcir sa position et à menacer au niveau national de compter comme absents (et donc scolairement punissables) les jeunes grévistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certains cortèges, les slogans glissent vers un autre terrain que celui de la contestation estudiantine. Au cri de « Ya taghout ! Ya taghout ! Benbouzid satamout» (« Tyran ô tyran, Benbouzid* t’es mort ») les jeunes réclament la démission du ministre. Cette terminologie est celle du FIS (Front Islamique du Salut) et progressivement cette accusation prend par certains aspects l’allure d’une fatwa. D’un coup on se met à craindre que ces événements remettent en cause la tentative de révision de la Constitution pour que le Président Bouteflika puisse se présenter à un troisième mandat. Les débats entre journalistes et jusque sur les forums internet montrent que le sujet touche profondément l’identité du pays, ses craintes pours l’avenir et… sa place dans la Méditerranée, l’Europe et le Monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment une manifestation de lycéens peut-elle marquer à ce point un pays ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que cette réforme du baccalauréat, décidée par le pouvoir politique, vise l’augmentation du nombre de bacheliers pouvant accéder à l’Université (l’objectif étant de passer de un million à un million et demi d’étudiants à l’horizon 2012). Accroître la masse des diplômés, développer la population des cadres, endiguer la fuite des cerveaux et des volontés, moderniser la Nation ; l’ambition est noble, urgente, compréhensible. Mais les étudiants la vivent comme « une réforme non concernée par l’avenir des élèves » qui les transforme en « cobayes »**.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces manifestations théâtralisent une angoisse. Certes il est urgent de se lancer dans la modernisation du pays pour pouvoir se lancer dans la mondialisation avec les armes du savoir, de l’élite internationale, d’une identité qui n’a pas à se dévoyer parce qu’elle est forte et portée par des citoyens formés. Certes il faut que les jeunes soient mieux formés pour accéder à des métiers plus enrichissants et plus stables. Certes il est essentiel que l’Algérie prenne sa place dans la mondialisation. Mais l’Algérie n’est pas seule en Méditerranée, en Europe et dans le Monde à chercher sa place. A échelle comparable, ils sont cinq, dix, vingt peut-être trente pays à avoir les qualités économiques et politiques équivalentes pour se lancer dans la course… et il n’y aurait pas dix, vingt ou trente places aussi intéressantes dans l’économie mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se lancer dans cette démarche, c’est potentiellement se préparer à ne pas voir les fruits de son effort. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas évoluer. Mais cela pose la question du rythme : décréter que les études doivent brutalement se mettre à niveau des exigences de la mondialisation, c’est nier la qualité du temps qui doit permettre à une génération de s’adapter à ce que l’époque attend d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont jeunes les lycéens qui manifestent. Ils sont vitaux. Mais ils sont déjà angoissés. Le drame des jeunes « bacheliers » de la mondialisation des pays en développement c’est qu’ils seront de moins en moins uniquement stressés par leur futur métier et de plus en plus sensiblement angoissés par la place à laquelle ils pourront en définitive prétendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps que nous comprenions que l’évolution mondiale se fait par la progression soutenable des masses et non par le défrichage privilégié des états les plus avancés. Le progrès vaut avant tout parce qu’il est progressif et structuré. C’est de moins en moins un point de vue moral et de plus en plus une condition de notre futur à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Boubakeur Benbouzid est Ministre de l’Education d’Algérie&lt;br /&gt;** Cf. &lt;a href="http://info-afrique.be/modules/news/article.php?storyid=1688"&gt;http://info-afrique.be/modules/news/article.php?storyid=1688&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeune Afrique n°2455 du 27 janvier au 2 février&lt;br /&gt;&lt;a href="http://algerie.actudz.com/article2245.html"&gt;http://algerie.actudz.com/article2245.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://algerie.actudz.com/article2248.html"&gt;http://algerie.actudz.com/article2248.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://info-afrique.be/modules/news/article.php?storyid=1688"&gt;http://info-afrique.be/modules/news/article.php?storyid=1688&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://forum.actudz.com/topic12249.html"&gt;http://forum.actudz.com/topic12249.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.allafrica.com/stories/200801260051.html"&gt;http://fr.allafrica.com/stories/200801260051.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-3490481399019760126?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3490481399019760126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/3490481399019760126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/02/lycens-face-au-monde.html' title='Lycéens face au monde'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-7750876921343367530</id><published>2008-01-29T23:27:00.000+01:00</published><updated>2008-01-29T23:28:24.528+01:00</updated><title type='text'>Standard &amp; Secret</title><content type='html'>La question de la relation du public et du privé est couramment posée ; elle aboutit plus souvent encore à ce constat : les deux dimensions se sont interpénétrées, elles sont confondues. A y regarder de plus près, il semble que l’on peut mieux saisir l’évolution du « secret » en le comparant au « standard ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut un temps où le standard était public et le secret restait intime. D’un côté les normes sociales connues de tous et imposées à tous. De l’autre le secret connu de quelques uns et préservé de tous. Qui pourrait dire aujourd’hui que ces deux dimensions restent distinctes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons trois exemples visibles du phénomène :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Téléréalité scénarisée sur la base de stéréotypes, intimités partagées ou volées par les spectateurs, vies de jeunes sans vraie intimité, secret retranché dans le doute que provoque la sur-médiatisation des émotions et des sentiments (« est-ce qu’il pense vraiment ça, est-ce qu’elle est vraiment triste ou ambitieuse ? »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bases de données informatiques et interactives qui ont participé à ériger en standard le renseignement intime et systématique des préférences politiques, religieuses, philosophiques, sexuelles, consommatoires par les consommateurs, individus ou citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Technologies d’information qui distribuent informations et liens à condition de pouvoir localiser en tout lieu et tout moment le récepteur (qui n’a plus de secret), et qui diffusent le standard de l’information désigné comme une exclusivité permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, ce qui est standard apparaît avant tout comme basique et binaire et ce qui est secret apparaît comme une valeur ajoutée de l’individu, un « plus différenciant » qui contribue à restituer à l’individu son unicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux dimensions sont confondues dans un « dedans dehors » qui alimente la télévision, internet, les blogs, les journaux quotidiens et presse people, discussions sur téléphone portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes jamais ni tout à fait en dedans de nous-mêmes, ni tout à fait en dehors dans les normes communes. C’est un jeu permanent de projection de notre intimité sur l’espace public et de valorisation de cette part d’intimité qui nous semble seule nous différencier des autres. C’est une quête permanente d’appropriation des standards pour en faire autre chose (« je suis hyperbranché, je porte des fringues à la mode, mais c’est moi que je montre et que je mets en scène, car je suis unique »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion (temporaire), il me semble qu’aujourd’hui le standard est ce qui peut être approprié, détourné et adapté ; et que le secret est exploité comme un élément différenciant qui ne supporte pas la critique et s’impose au réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individu est un centre de traitement du standard et l’épicentre du recherche de sens qui se nourrit de ce qu’il considère comme un secret valorisant (j’ai réussi/j’ai échoué, mais au-delà de ça, j’ai un secret…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le début de la réflexion, si ça tente quelqu’un de poursuivre, je suis preneur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-7750876921343367530?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/7750876921343367530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/7750876921343367530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/01/standard-secret.html' title='Standard &amp; Secret'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-681332119284935453</id><published>2008-01-21T21:58:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T22:04:03.858+01:00</updated><title type='text'>Iran : vitalités brimées, exutoires vitaux ? (« Iranian drunk drivers »)</title><content type='html'>L’Iran vit dans un clair obscur. Clair parce que le monde entier retient son souffle en scrutant les réactions des instances dirigeantes du pays. Obscur parce que l’on ne sait pas vraiment comment vivent les iraniens et comment ils changent depuis 30 ans. Une analyse à distance* des évolutions de la population civile iranienne a permis de démontrer que le pays est en train de se ménager une place dans la mondialisation et d’accéder à une forme de modernité « positive »**.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diffusée sur la chaîne française Canal+ et très largement sur Internet, une courte vidéo*** de téléphone portable montre de jeunes iraniens faire les acrobates, accrochés aux portières ouvertes de leurs voitures lancées à toute vitesse sur l’autoroute. Les acrobaties sont extrêmes, notamment celle de l’un des jeunes qui se penche en arrière, le pied calé dans les poignées plafonnières, en laissant descendre sa tête à une vingtaine de centimètres du bitume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journalistes français rapprochent ces vidéos de celles qu’ont réalisé de jeunes français au volant de leur voiture en train de rouler à 225 km/h sur des routes limitées à 110. Au-delà de la proximité des deux cocktails : téléphone portable / voiture / danger ; il est important de noter que le cas iranien diffère parce que le corps est directement mis en jeu au sens sportif et vital du terme. L’intensité de cette pratique peut rappeler un sport des populations pauvres des favelas brésiliennes apparu dans les années 80 et qui consistait à surfer sur le toit des trains de banlieue en évitant plafonds de tunnels, poteaux et câbles haute tension (passant à quelques centimètres du corps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce phénomène est un signal faible de l’évolution de la société iranienne. Il met en évidence la capacité des jeunes iraniens à raffiner et diversifier les manières de défouler leurs énergies inemployées ou vitalités brimées par un régime autoritaire et une tradition écrasante. Sans chercher absolument à voir dans ces comportements un cri de liberté ; on peut y déceler une recherche de plus en plus forte du danger, du frisson et du plaisir physique trouvé dans des sensations extrêmes réprouvées par les autorités (en dehors des cérémonies religieuses). Ces pratiques dangereuses, à la fois profondément vitales et morbides, montrent que la jeunesse iranienne ne trouve pas d’exutoire politiquement correct à son besoin de vitalité et donc qu’elle le cherche ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeunesse iranienne évolue entre exutoires morbides (drogues, jeux dangereux) et vitaux (études et sports), un basculement légitime et démocratique du pouvoir lui permettrait de basculer durablement dans la culture des exutoires positifs. Un durcissement ou une guerre renforcerait au contraire le versant morbide…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Devenirs Iraniens, Guillaume Demuth pour le Club des Vigilants&lt;br /&gt;** au sens où de manière globale et durable elle contribue à un épanouissement progressif de l’humain.&lt;br /&gt;*** Titre de la vidéo : « Iranian drunk drivers » disponible selon actualisation des contenus aux adresses suivantes : &lt;a href="http://www.liveleak.com/view?i=3fb_1199653493"&gt;http://www.liveleak.com/view?i=3fb_1199653493&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://my.break.com/content/view.aspx?ContentID=429181"&gt;http://my.break.com/content/view.aspx?ContentID=429181&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.layer6.medialayer.net/~reality/showthread.php?p=1350341"&gt;http://www.layer6.medialayer.net/~reality/showthread.php?p=1350341&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédit à Anne-Sophie Dépée pour la saisie du signal faible&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-681332119284935453?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/681332119284935453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/681332119284935453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2008/01/iran-vitalits-brimes-exutoires-vitaux.html' title='Iran : vitalités brimées, exutoires vitaux ? (« Iranian drunk drivers »)'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-8650933971547247628</id><published>2007-12-11T13:32:00.001+01:00</published><updated>2007-12-11T13:32:54.540+01:00</updated><title type='text'>A quoi sert Face Book?</title><content type='html'>L'intention de départ est de faire du réseau, de relier les gens et leurs identités sur la base de leurs préférences et attirances.Plus je découvre cet univers, plus je suis frappé par l'importance du registre émotionnel : poking, hugging, kissing, friendship testing. Est-ce une manière de partager un plaisir innocent de régression affective ou bien l'une des déclinaisons du courant socioculturel de la culture de l'émotion?En un mot, quels sont les standards universels qui créent et cimentent les réseaux d'aujourd'hui?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-8650933971547247628?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/8650933971547247628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/8650933971547247628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2007/12/quoi-sert-face-book.html' title='A quoi sert Face Book?'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2920603910011620440.post-9189276887359033858</id><published>2007-12-03T18:10:00.000+01:00</published><updated>2007-12-03T19:13:13.496+01:00</updated><title type='text'>Ouverture du blog "La Sociologie se Débat"</title><content type='html'>Ce blog a pour but de créer un lieu d'échange sur les évolutions de la société, du monde et de l'humain. C'est très ambitieux mais, honnêtement, sans prétention. Au lieu de cantonner la sociologie dans des discours abstraits et des démonstrations obscures, je propose de mettre mes observations en débat. Et si cela était possible par la suite de débattre de vos idées, une fois que vous m'aurez rejoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propre de la sociologie c'est que ce qu'elle étudie (l'humain dans la société pour faire court) est susceptible d'avoir un avis sur ses conclusions. Les opinions, coups de gueules, étonnements sont les bienvenus. Les exigences, questionnements, contradictions constructives sont recherchées. Loin de toute arrogance scientifique, je considère qu'une analyse ne vaut que si elle peut être comprise, partagée ou non, mais utile à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Vous êtes les bienvenus. Commençons le débat!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2920603910011620440-9189276887359033858?l=lasociologiesedebat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/9189276887359033858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2920603910011620440/posts/default/9189276887359033858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2007/12/ouverture-du-blog-la-sociologie-se-dbat.html' title='Ouverture du blog &quot;La Sociologie se Débat&quot;'/><author><name>Les Blancs Manteaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08964165910709951391</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-vkPObYge9ys/TzCLL-JdcFI/AAAAAAAAAKc/831q6Eip6NM/s220/Logo%2Bprofil%2Blesparentsdu4.JPG'/></author></entry></feed>
